Possédée, dépossédée

En ce monde, il y a mon amour. Il n’est plus mon amour. Il marche, peu importe où il part, peu importe dans quelle mer il se jette, il oublie. Il n’est plus mon amour et cherche dans le vœu des regards, dans les bras des nymphes, sur leurs bouches, cherche en illusoire et vaine quête où son corps et son visage sauraient ne point mourir. Je tourne vers les Dieux, en prières ferventes, ma face blême de passion et de mort. Afin qu’ils lui prêtent vaisseau, gouvernent les vents et le détournent des (...)

07/03/13 par Nadia Sanchez Lire la suite....

Small death

Elle est avec toi. Dans la douleur des amours déracinées. Avec toi. Le cœur béant. Un soleil vermeil engloutissant une terre de silence. Qu’on la laisse dormir maintenant, qu’on la laisse rejoindre cette terre, quand danse le glacis cristallin de la lune sur le galbe mouvant des landes et des océans. Qu’on la laisse, elle est avec toi. Elle sait tout de ce jour. Ce jour où elle a aimé tes yeux. Deux gemmes à l’éclat brut, au langage étrange, sublimées par ces rides graves comme les crêtes déchirées (...)

05/09/12 par Nadia Sanchez Lire la suite....

Trois soeurs

Qui es-tu impudent visiteur pour ainsi venir troubler ce lieu ? Ton pas était conquérant au seuil de ce domaine, le voici hésitant face aux trois souveraines. De ta jeunesse tu portes sur ce front haut l’arrogance et pourtant ton regard est celui des hères inquiets. Crois-tu avoir accusé suffisantes et éprouvantes intrigues ? Cherchais-tu ici une trêve à tes tourments ? Tu n’es qu’à l’aube d’une singulière destinée. Entre et demeure à nos côtés, nous t’attendions. Pose ici ton épée, laisse choir ton (...)

05/09/12 par Nadia Sanchez Lire la suite....

Lâcher prise

Lâcher prise. Au bord de la falaise, les doigts crispés sur les derniers gravats. Sentir la peau brûler en glissant, les ongles gratter la terre. Les bras et le ventre déchirés de douleur, les jambes ballotter, lâcher prise. Il faut se laisser tomber maintenant. Il le faut. Dans la sérénité, ouvrir doucement la bouche pour inspirer, écarter ses paumes sur la poussière. Détendre ses épaules, se laisser happer par le vide. Chavirer. L’extase de la chute, l’âme béante dans la lumière, au chaud sous le (...)

05/09/12 par Nadia Sanchez Lire la suite....

Ce qui te ressemble

Vois ce qui te ressemble et jamais ne l’oublie ! Un sillon dans la terre que l’orage émeut, un horizon aux rigoles fertiles et au sein mystérieux.Les dragons noir et rouge dorment paisibles sous ton corps cryptique. Les dragons blanc et or attendent à leurs portes les braves comme les fous. Un royaume martial aux gouffres insondables, des couloirs de lave, innombrables veines incandescentes dévorant ta chair. Un monde de douceur à la face du soleil, ses délicieux rayons de miel entre les (...)

05/09/12 par Nadia Sanchez Lire la suite....

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