L’union sacrée.

Quand accablé tu erreras sous les denses frondaisons, la foulée lourde de tant de lieues enchainées, sur ton front l’ombre impitoyable des carnages endurés. Quand le chaos à ton esprit et ton regard las dérobera le chemin, dès lors, plante ton épée en cette terre qui est mienne et ne cherche plus. Vois ! Dans l’air virevoltent mille chatoyants flocons, doux pollens sous le soleil. Et les rayons de l’astre s’immiscent entre les ramures, se déployant en flaques mordorées sur la jonchée des sous-bois. La (...)

11/03/13 par Nadia Sanchez Lire la suite....

Les génies du crépuscule ( Pan est vivant )

Je me suis endormie au seuil de l’antre sibyllin des génies du crépuscule. Le silence sur les prés lors que s’épanche doucement la mante des nuits enchanteresses. Sur mes paupières glissent leurs mains ténues, dans le délicat bruissement de leurs ailes diaphanes. Ils viennent murmurer le nom secret qui, de leur royaume éthéré, ouvrira les portes. Un soupir pour emporter mon âme au delà des allées couvertes, jusqu’aux cercles de pierres, et demeurer là, sous le dôme constellé. Un lai psalmodié, substrat (...)

11/03/13 par Nadia Sanchez Lire la suite....

Kan ar bobl / Le chant du peuple

En ce pays, âmes damnées, vous refusez l’éternel sommeil. Quand sonne le glas dans les brumes léchant les flots noirs, quand ressurgissent les rives spectrales des citées englouties. En ce pays, enfants d’Elfinesse, les corolles de fleurs sous les sylves d’émeraude frémissent quand dansent vos pieds légers. En ce pays gambadent pourvoyeurs de mort et génies créateurs, du silence solennel des tertres au timbre cristallin des fontaines. Et par la bouche de son peuple s’extirpe la geste des héros d’antan. (...)

10/03/13 par Nadia Sanchez Lire la suite....

Où je fus menée

Il m’a dit : Marche sur les collines après moi, vois où je te mène. Marche après moi, je danse sur les pierres face à la mer. J’ai toujours su courir sur ces étendues chaotiques. Je lui ai répondu : Tu es l’immensité des flancs bruns où déferle l’écume opaline. Ces vastes espaces trouvant leur place dans tes bras car tout ici est à ta mesure. Il n’est pas un battement de ton cœur qui ne réponde au ressac, pas un seul de tes regards qui ne sache embrasser la plénitude du ciel sans en absorber sa lumière (...)

10/03/13 par Nadia Sanchez Lire la suite....

Ad perpetuam memoriam

Les miroirs semblent opaques A ceux qui nous tourmentent. Le langage sibyllin, Les élans insondables. Amers des mille lumières désertes de leurs cœurs. Impérissable, implacable, Immaculée demeure en mon âme. Passées les portes d’airain, Un sanctuaire d’amour. Vertigineuses murailles Ne trembleront jamais. Je ne possédais rien, Ni or, ni perles, ambre ou cornaline. Juste les rayons du soleil En l’écrin des sous-bois. Pas d’encens sinon leurs parfums Et ceux de ta peau. Les vallées (...)

07/03/13 par Nadia Sanchez Lire la suite....

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